Association Villiéraine Historique

et Culturelle Guillaume Budé

Musée : 31, rue Louis Lenoir 94350 Villiers-sur-Marne    I     Horaires : mercredi et samedi après-midi de 14H00 à 17H00

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Et si on chantait !


Nous ne pouvions laisser finir l’année sans évoquer Gabriel FAURE (1845-1924) dont l’on commémorait le centenaire de sa mort survenue le 4 Novembre 1924 : gloire nationale, grand organiste à l’origine, titulaire de l’instrument de la Madeleine, professeur du grand RAVEL, directeur du Conservatoire de musique de Paris, devenu sourd comme Beethoven : c’en est presque une dignité ! Nous avons ensemble parcouru le chemin de ses oeuvres. Homme de foi profonde, il fut un compositeur religieux, au travers de ses élégies et de son magnifique Requiem, Apaisant consolateur, aux voix séraphiques. Un musicien du deuil donc que ne dément pas sa « Pavane pour une infante défunte. » Maître de la tonalité, élégant, raffiné, senti-mental quoique mari volage, refusant la virtuosité, le symphonique, il est considéré comme le dernier des romantiques et beaucoup de ses oeuvres sont à redécouvrir.

De la voix, Pauline VIARDOT ( 1821 – 1910) en avait. Quasiment inconnue du grand public d’aujourd’hui, cette soeur de la Malibran, amie de Musset, de George Sand, de Clara Schumann, de Théophile Gautier et de son épouse, la villiéraine Ernesta Grisi, et surtout de l’amoureux Tourgueniev qui pour elle s’installa en France à Bougival. Polyglotte élève de Chopin, de Liszt, aimée de Berlioz, elle imposa sa voix sur toutes les scènes d’Europe jusqu’en Russie, et chanta sur les scènes allemandes aux côtés du ténor Roger, notre villiérain du château de la Lande. Républicaine et européenne dans l’âme, elle connut l’exil à Baden sous le second Empire, délaissant son salon parisien, sans jamais cesser de chanter le répertoire français de Saint Saëns, Berlioz, Gounod et Meyerbeer. Elle légua au Conservatoire de Paris le manuscrit original du Don Juan de Mozart, qu’elle avait acheté à prix d’or : une artiste et une femme qui fut une vraie découverte pour les participants de l’atelier.

Du chant encore avec l’histoire de la SCALA, scène mythique s’il en fut, celle qui vibra sous les plus belles voix : Callas, Tebaldi, Giusseppe di Stefano.. qui se devaient d’y avoir chanté au moins une fois. Inaugurée en 1778, elle doit son nom à la fondatrice de l’église sur l’emplacement de laquelle elle fut construite. Vaste complexe de 3000 places, elle proposait aussi un restaurant ...et un tripot. Rossini, Bellini, Donizetti, Verdi, Puccini y créèrent quelques-unes de leurs oeuvres, pas toujours avec succès ( Norma) , mais le plus souvent triomphalement ( Aïda, Nabucco). De grands chefs s’y succédèrent, de Toscanini à Karajan, de Abado à Barenboîm, sans oublier Maazel, Bernstein, Giulini... Bombardée par les Alliés en 1943, elle eut aussi son lot de scandales, mais fut aussi lieu de résistance artistique et politique.


Une histoire vibrante qui permit de réécouter nombre de pièces d’opéra et d’évoquer l’Unité italienne, indissociable des oeuvres de Verdi. Un beau moment.

Et comme en France tout finit par des chansons, notre dernier atelier de l’année fut consacré aux chansons à boire, primitivement des chansons de marche militaire, avant d’être un hommage aux cépages, à la vigne et aux vendangeurs, et une incitation à boire. Chansons d’hommes, célébrant la joie de vivre, la fraternité, le courage, l’amitié, la gaîté, les chansons à boire furent aussi l’exutoire du désespoir et la recherche de l’oubli ou de la consolation ( B. Vian, J. Brel). La séance fut l’occasion de reprendre ensemble les chansons bien connues, du « Boire un petit coup », de la « Bourguignonne », au « Petit vin blanc ». tom-bées depuis dans le musette, mais aussi d’apprendre que les grands opéras sont truffés de chansons à Boire ( Faust, Carmen, don Juan, La Traviata, La Fiancée vendue, la Chauve souris, ). Souvent d’origine folklorique, elles sont aussi chansons à danser. Victimes de la lutte contre l’alcoolisme , elles ne sont plus que l’expression d’une joie festive et collective : c’est ce que nous vous souhaitons à tous en cette fin d’année.


Danièle Abraham-Thisse


Tout au long de l’année, vous pourrez découvrir, à l'intérieur du musée Émile Jean, des collections et des expositions sur le thème Archéologie / Histoire (Programme de l'Association Villiéraine Historique et Culturelle Guillaume Budé).

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