Association Villiéraine Historique
et Culturelle Guillaume Budé

Ces derniers mois, l’atelier musique a voyagé dans l’espace et dans le temps, à la recherche de l’inspiration des compositeurs.
Ces derniers mois, l’atelier musique a voyagé dans l’espace et dans le temps, à la recherche de l’inspiration des compositeurs. C’est vers SHAKESPEARE, si souvent évoqué dans les opéras, que notre curiosité s’est d’abord orientée. Il est certainement l’écrivain qui fut le plus mis en musique. Bien que non musicien, il aimait la musique qui scande nombre de ses pièces notamment La nuit des rois, la plus musicale de toutes. Ne disait-
Mais la nuit n’est-
K.WEIL et bien d’autres trouvèrent ailleurs accueil et épanouissement de leur art en leur ouvrant de nouvelles pages d’inspiration .
Subtilement ou ouvertement, nombre d’entre eux furent aussi des HOMMES ENGAGES dont l’arme fut la musique. Bien des compositions musicales recèlent, voire affichent les opinions politiques, religieuses de leur créateurs. Jusqu’au XVIII siècle, employés de cour, les musiciens témoignent de la fidélité à leur employeur (LULLY et Louis XIV), question de survie, plus contrainte que choisie. MOZART marque la première rupture, spirituelle, avec sa musique franc-
Le grand mouvement des nationalités du XIXe siècle trouve écho chez VERDI et son Chœur des Hébreux de Nabucco, chant du Risorgimento et de l’unité italienne devenu l’expression universelle de la Liberté, WAGNER, chantre de la mythologie germanique exploité (à son corps défendant ?) par les nazis, SMETANA et Ma Patrie, drapeau du peuple tchèque, SIBELIUS et son Finlandia, considéré comme l’hymne national finlandais. CHOSTAKOVITCH est sans doute le musicien symbolique de l’engagement politique et patriotique avec sa 5e symphonie (pro ou anti-
Et comme il fallait bien finir la saison sur un cocorico national, nous avons rendu hommage à BIZET dont nous fêtions cette année l’anniversaire de la mort à 36 ans en 1875. Auteur de l’opéra Carmen, le plus joué dans le monde, il fut le plus malchanceux dans sa vie, ne récoltant jamais le succès.
Ah si seulement les artistes connaissaient la gloire posthume qui les attend, ce serait pour eux plus consolateur ! Pauvre Bizet : hier le public boudait sa Carmen, dès le lendemain de sa mort, l’opéra refusait des spectateurs ! Ainsi va le monde…

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