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Envie de Lire :

Pierre Adrian,

Que reviennent ceux qui sont loin.

(Folio, 2022, 199 pages)


Un été à Saint Pol. L’auteur ( ou son héros) revient pour la première fois depuis longtemps dans la grande Maison où se retrouve toute la famille. Dans le regard du petit Jean, l’auteur se revoie lui-même enfant et se prend d’affection pour le bambin. Les jours coulent paresseusement dans cette Bretagne qui n’a rien perdu de ses traditions, même si la foi n’y ait plus vraiment : la plage, les promenades, les régates, la pêche à pieds, le pardon et le feu d’artifice du 15 août, les bals : tout cela est très coquillages et crustacés, tous ces souvenirs qui ont le parfum de la nostalgie, presque celui des regrets. Un bonheur tranquille, insouciant, s’installe. C’est beau, un peu triste.

On s’ennuie un peu, le lecteur aussi. Heureusement il y a la sensibilité mélancolique et la belle écriture élégante et simple de l’auteur ! Il y a beaucoup de finesse dans les ressentis qui éveillent en nous bien des souvenirs. L’été finit, la plage est désertée, les chambres vidées, les valises se referment mais l’on sent bien qu’il va se passer quelque chose. L’auteur nous y prépare longuement : « le malheur nous guettait et nous n’en savions rien ». Non, ce n’est pas la morne relation amoureuse avec Anne, à peine le cruel destin de la mouette, torturée puis dévorée, préfigurant le drame absolu qui conclut le livre, lui donnant soudain une toute autre dimension qui empoigne le lecteur. On comprend alors que toute la construction de l’histoire devait nous amener là. La tragédie n’est jamais loin des heures heureuses. Une morale que l’auteur nous assène sans ménagement, avec un réalisme poignant.


Danièle Abraham-Thisse - Août 2024



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