Association Villiéraine Historique
et Culturelle Guillaume Budé
Anne-
Le commanditaire en serait Antoine Le Viste, juriste et diplomate issu de la noblesse patricienne du Lyonnais, proche d’Anne de Bretagne. Elles sont réalisées à partir de « cartons » du peintre et dessinateur Jean d’Ypres et sont conservées au musée de Cluny à Paris. Pour le maintien de leur intégrité structurelle et de leurs couleurs éclatantes elles sont exposées dans une semi-
Sur chacune, on retrouve trois figures principales : une jeune femme vêtue de velours et de riches brocards, entourée d’un lion à sa droite et d’une licorne à sa gauche. Au Moyen Âge, la licorne est considérée comme un animal réel et féroce, en raison de sa corne très pointue. Seule une jeune fille vierge pouvait l’approcher, c’est pourquoi elle était associée à la pureté et à la chasteté, valeurs morales élevées à cette époque, associé au lion symbole du courage et de la force.
Cinq de ces tapisseries forment une allégorie des cinq sens physiques, avec une hiérarchie, allant du « toucher » à la « vue », qui s’élève de plus en plus vers l’esprit :
La sixième tapisserie, dénommée « mon seul désir » serait l’allégorie du sixième sens, siège des passions et du désir, de la vie morale et du libre arbitre.
Cette suite de tapisseries, en mettant en scène le désir féminin et en le présentant en position de charmer, exprime une condition féminine plus bourgeoise qu’aristocratique.
Pour terminer, nous avons eu droit à l’explication illustrée de la mise en oeuvre d’une tapisserie. Je vous passe les détails pour la bonne raison que j’ai « décroché » rapide-