Association Villiéraine Historique
et Culturelle Guillaume Budé
François-
Les Villiérains en 2024 vont écouter les mélodies d’un compositeur français François-
Cet auteur compositeur est né sous le règne de Louis XVI le 16 décembre 1775 et mort le 8 octobre 1834 sous la Monarchie de Juillet. Originaire de Rouen, son père était secrétaire à l’archevêché et sa mère, née Anne Marguerite Dumouchel, dirigeait une maison de mode. La demeure familiale était située au 61 rue des Ours dans la cité de Pierre Corneille.
C’est comme enfant de choeur à dix ans que les premiers éléments musicaux lui furent enseignés par l’organiste de la cathédrale, un nommé Broche qui fut l’élève de Louis Couperin, celui-
C’est peut-
De retour dans la grande ville parisienne, il rencontre Garat, Méhul, Cherubini dont les conseils lui sont d’une grande utilité. Il compose « La Famille Suisse », « Le Pari » et « Zoraïme et Zulnar » cette dernière oeuvre étant son premier vrai succès. Il est à noter que le livret fut écrit par Saint-
Puis il enchaîne avec « La Dot de Suzette » qui sera jouée 50 fois.
En 1799 il écrit « Emma ou la Prisonnière » puis « Le Calife de Bagdad ». Malgré ces deux succès il s’arrête trois ans pour travailler avec Cherubini. En 1803 nouvelle oeuvre avec « Ma Tante Aurore », ouvrage amusant comportant de jolies mélodies, c’est un grand succès qui confirme ses qualités d’auteur.
A ce moment il rencontre une jeune et belle danseuse Clotilde-
Il régularise sa situation en l’épousant, mais malheureusement pour lui, elle se révèlera être une femme volage. Il essaie de divorcer sans succès. Il part alors en Russie avec deux de ses amis Lamarre et Kreutzer.
Arrivé à Saint-
Les absents ont souvent tort : un rival nommé Nicolo l’avait supplanté en France, grâce au talent de deux cantatrices, mesdemoiselles Duret et Lemonnier. François-
Mais tous ces efforts vont affaiblir ses capacités physiques. Il en résultera une maladie grave nécessitant un long repos à la campagne. Vient-
Nous le retrouvons à Paris pour y être nommé professeur au conservatoire. Il succédera durant sept ans à son ami Méhul dans la classe reine, celle de la composition musicale.
Malgré sa santé, il professera pendant que concomitamment des bruits courent selon lesquels il écrit son prochain opéra qui se nommera La Dame blanche. L’inspiration lui vient peut-
C’est un immense succès pour cette partition qui sera jouée 300 fois pendant deux années consécutives. Le 25 février 1826, elle est donnée en son honneur à l’Opéra de Rouen. Le compositeur est alors élu pour l’ensemble de son oeuvre à l’Académie des Beaux-
La millième représentation de la Dame blanche se déroulera bien après sa mort à l’Opéra-
Plus tard, Wagner, Weber, Schumann ont tous exprimé de l’admiration pour l’ensemble de ses oeuvres.
Un critique musical écrira : « Boieldieu musicien spirituel, plein de tact et de finesse, donnant à ses paroles une expression et un coloris qu’elles réclamaient sans s’attacher à jouer sur les mots ».
Actuellement, vous pouvez vous recueillir sur sa tombe au cimetière du Père-
Venons-
Une autre hypothèse peut être envisagée, celle d’une promotion commerciale du cafetier pour son établissement, afin d’attirer un plus grand nombre de clients.
Cette initiative audacieuse aurait été prise pour améliorer son commerce. Il serait alors le précurseur du marketing bien avant que cette méthode ne soit utilisée à grande échelle. Il aurait eu connaissance d’une éventuelle tradition orale sur le passage à Villiers du musicien et l’aurait utilisée à des fins publicitaires.
La question peut se poser, mais dans l’état actuel de nos recherches elle ne peut être en aucun cas prouvée, c’est une simple hypothèse et l’Histoire ne doit pas être corroborée avec des hypothèses. Par contre, elles peuvent servir à orienter de futures recherches vers une nouvelle documentation peut-
En 1934, la municipalité, sous l’égide de M. Toury, le premier magistrat de la commune de l’époque, organise une importante manifestation, afin de commémorer le centenaire de sa disparition.
L’ensemble des compositions de François-
Je vous encourage à écouter ces différentes pièces, particulièrement un passage du concerto pour harpe et orchestre en ut majeur qui fait partie, je dois vous l’avouer, de mon panthéon musical.
Philippe Marandon
Sources : L’Histoire de la musique chez Hatier -