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L’Association Villiéraine Historique et Culturelle Guillaume Budé


a présenté une


Conférence Lecture de tableaux


à la Micro-Folie, au musée Émile Jean, à Villiers-sur-Marne, le samedi 17 mai 2025.


Anne-Claire Hauduroy nous a dévoilé les secrets des six tapisseries de La Dame à la licorne, chef-d’œuvre du Musée national du Moyen Âge.


Restauratrice pour le Musée d’Orsay ou l’Assemblée nationale, elle nous offre un regard unique sur cet emblème de la Renaissance.


Anne-Claire nous apprend qu’elles sont au nombre de six, datées du début du XVIème siècle, découvertes vers 1832 par Prosper Mérimée au château de Boussac, dans l’Eure, et classées à l’inventaire des monuments historiques vers 1841. Elles ont été achetées à la municipalité de Boussac, en 1882, pour la somme de 25 000 franc-or, par le conservateur du musée du Moyen Âge mandaté à cet effet.

Le commanditaire en serait Antoine Le Viste, juriste et diplomate issu de la noblesse patricienne du Lyonnais, proche d’Anne de Bretagne. Elles sont réalisées à partir de « cartons » du peintre et dessinateur Jean d’Ypres et sont conservées au musée de Cluny à Paris. Pour le maintien de leur intégrité structurelle et de leurs couleurs éclatantes elles sont exposées dans une semi-obscurité.

Sur chacune, on retrouve trois figures principales : une jeune femme vêtue de velours et de riches brocards, entourée d’un lion à sa droite et d’une licorne à sa gauche. Au Moyen Âge, la licorne est considérée comme un animal réel et féroce, en raison de sa corne très pointue. Seule une jeune fille vierge pouvait l’approcher, c’est pourquoi elle était associée à la pureté et à la chasteté, valeurs morales élevées à cette époque, associé au lion symbole du courage et de la force.

Cinq de ces tapisseries forment une allégorie des cinq sens physiques, avec une hiérarchie, allant du « toucher » à la « vue », qui s’élève de plus en plus vers l’esprit :


La sixième tapisserie, dénommée « mon seul désir » serait l’allégorie du sixième sens, siège des passions et du désir, de la vie morale et du libre arbitre.

Cette suite de tapisseries, en mettant en scène le désir féminin et en le présentant en position de charmer, exprime une condition féminine plus bourgeoise qu’aristocratique.

Pour terminer, nous avons eu droit à l’explication illustrée de la mise en oeuvre d’une tapisserie. Je vous passe les détails pour la bonne raison que j’ai « décroché » rapidement ne sachant plus si c’est le «lissier», accroché à un fil, qui envoyait la «lisse» au moyen d’une « marche » à pédale ou l’inverse. Cela dit, nous avons passé un excellent moment instructif à écouter Anne-Claire nous donner, tout au moins, me donner, envie d’aller admirer ces tapisseries au musée Cluny.


J.P Broustet



Tout au long de l’année, vous pourrez découvrir, à l'intérieur du musée Émile Jean, des collections et des expositions sur le thème Archéologie / Histoire (Programme de l'Association Villiéraine Historique et Culturelle Guillaume Budé).


Conférence précédente : Schubert for Ever

Prochaine conférence : L’Abeille





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